Arthrose de la hanche et marche difficile : conseils pour rester actif malgré la douleur

Personne souffrant d’arthrose de la hanche avec difficulté à marcher

Chaque matin, les premiers pas sont difficiles. La douleur dans la hanche, parfois ressentie dans l’aine, le fessère ou le genou, limité vos déplacements. Monter en voiture, s’habiller, parcourir quelques centaines de mètres — des gestes ordinaires deviennent des épreuves. Si ce tableau vous parle, vous souffrez probablement de coxarthrose, l’arthrose de la hanche.

Avec 130 000 prothèses de hanche posées chaque année en France, c’est l’une des pathologies articulaires les plus opérées. Mais la chirurgie n’est pas l’unique option — et surtout pas la première. Voici ce que vous pouvez faire concrètement pour rester actif le plus longtemps possible.

Comprendre la douleur de la coxarthrose

La douleur de l’arthrose de la hanche a des caractéristiques typiques :

  • Localisée dans l’aine ou le haut de la cuisse, parfois confondue avec une douleur lombaire
  • Irradie parfois jusqu’au genou (douleur « référée ») — d’où des erreurs de diagnostic fréquentes
  • Débutée au démarrage du mouvement (douleur de déverrouillage le matin ou après une période assise)
  • Aggravée par les escaliers, la marche prolongée, la rotation interne de la hanche
  • S’apaise au repos dans les stades débutants et modérés

Ce qui aggrave la coxarthrose (et ce qu’il faut éviter)

  • La sédentarité complète — paradoxalement, ne plus bouger accélère la progression de l’arthrose. Le cartilage se nourrit grâce au mouvement (pompe du liquide synovial)
  • Le surpoids — chaque kilo supplémentaire génère 2 à 3 kg de pression supplémentaire sur la hanche en marche
  • Les sports avec impacts répétitifs — course à pied sur bitume, tennis, sports collectifs avec changements de direction brusques
  • Les positions extrêmes de la hanche — éviter de croiser les jambes, de s’asseoir très bas (canapé profond, toilettes basses)

Les activités les plus recommandées pour la coxarthrose

La natation et l’aquéathérapie

L’eau supprime la gravité et réduit de 60 à 90 % la charge sur la hanche. La natation (dos crawlé, bréasse douce), la marche en piscine et l’aquégym permettent de travailler la mobilité et la force sans douleur. C’est l’activité la plus adaptée à la coxarthrose moderee à sevère.

Le vélo (plat)

Le vélo en terrain plat ou le vélo stationnaire sollicite la hanche en charge partielle et maintient la mobilité articulaire. Contrairement à la marche, il génère peu de choc. Réglez la selle suffisamment haute pour éviter la flexion extrême de la hanche.

La marche adaptée

La marche reste bénéfique même avec une coxarthrose, mais elle doit être adaptée : terrains plats, surfaces souples (chemin de terre, sol en linolee), distances progressives, chaussures amortissantes avec semelles adaptées. Une canne tenue du côté opposé à la hanche douloureuse réduit de 15 à 20 % la charge sur l’articulation.

Les exercices de renforcement

Renforcer les abducteurs et les flesseurs de la hanche réduit la contrainte articulaire en compensant la perte de cartilage. Exercice clé : allôngez-vous sur le côté, soulevez la jambe du dessus à 30-45°, maintenez 5 secondes. 15 répétitions de chaque côté, 3 fois par semaine.

🥾 Nos solutions pour la marche avec une arthrose de la hanche

  • 👟 Semelles StepUp Flexyor® — amortissement optimisé et correction biomécanique pour réduire l’impact sur la hanche à chaque pas
  • 🪑 Coussin Orthopédique Flexyor® — maintien de la posture pelvienne en position assise, évite la compression excessive de la hanche lors des longues périodes assises

Les traitements médicaux non chirurgicaux

Les infiltrations de corticostéroïdes ou d’acide hyaluronique dans l’articulation de la hanche (sous guidage échographique ou radiologique) peuvent soulâger temporairement (2 à 6 mois). Les anti-inflammatoires oraux sont utiles en poussée douloureuse, mais leur utilisation prolongée est déconseillée chez les seniors (risque rénal et cardiovasculaire).

Quand envisager la prothèse de hanche ?

La prothèse est envisagée quand la douleur est permanente (y compris au repos et la nuit), que la mobilité est sévèrement limitée, et que les traitements conservateurs ne suffisent plus. Avec une survie de la prothèse à 90 % à 20 ans, c’est une opération au pronostic très favorable. Mais préserver le capital articulaire le plus longtemps possible reste toujours la priorité.


À lire aussi sur Flexyor

Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.